
La salle polyvalente de Sublaines était devenue trop petite. Plutôt que d'ajouter un volume supplémentaire, le projet s'est tourné vers l'évidence : la grange attenante attendait sa métamorphose. L'extension s'est faite par révélation, non par addition. Le travail principal fut celui de la lumière et du lien : percer les murs, ouvrir les façades, connecter les deux faces du bâtiment. Une isolation par l'extérieur en laine de bois enveloppe désormais l'ensemble, protégeant sans étouffer.
La salle s'ouvre côté cour dans une chorégraphie spatiale : l'entrée se déploie en plusieurs séquences, matérialisée par une coursive scandée de diaphragmes. Chaque seuil accompagne le visiteur vers l'intérieur – on ne débarque pas directement dans la fête.
De l'autre côté, la salle s'ouvre sur un espace végétal plus confidentiel. Comme au théâtre : un côté public et un côté jardin, un dehors majestueux et un dehors intime. L'ensemble trouve son unité dans la salle tout en longueur et en hauteur qui connecte les deux têtes. Souple, généreuse, elle accueille banquets, concerts, assemblées, fêtes. Un lieu vivant pour une communauté vivante.




